Fort Brigantin
Fort Brigantin,
le bout du monde,
Un bout d’île,
une bifurcation de chemins.
Certains s’y séparèrent,
avant même de s’y rendre.
D’autres y rencontrèrent des terreurs
cachées au détour du sentier ,
dans les ombres, des pierres,
et pour se donner de la force,
mirent de gros cailloux dans leurs poches.
Un homme vit seul ici,
locataire d’un fort
dont les derniers résidents furent
des combattants de la dernière guerre.
Etonnante hospitalité
de cet homme, absent,
qui a pu organiser ici
de quoi faire face au vent, au manque d’eau.
Solitude qu’on respire à chaque souffle,
solitude aux accents de mouettes,
solitude au détour des criques,
solitude au couleurs
des lumières de la ville au loin, Marseille,
comme une guirlande de Noël.
Solitude et silence nocturne
d’une nature qui demeure sauvage
et que nos jeunes amies n’ont pu affronter,
tant elle leur était étrangère.
Nos jeunes amies,
nous n’aurons partagé avec vous toutes
que la moitié du chemin,
de quoi nous donner le goût
d’inventer d’autres chemins de retour avec vous,
d’autres rencontres.
Qu’avons nous appris les uns et les autres,
de ces heures de traversée, de rencontres, et de bifurcations?
Quelque chose nous a liés pour un temps, quoi qu’il en soit suivi.
Marie-Hélène 5 novembre 2006
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