27 juin 2006

Si je vais partir...

Le Père Jean Debruyne, prêtre de la Mission de France, qui fut surtout connu comme poète, s'est éteint aujourd'hui au Liban. Voici l'un de ses poèmes.


Si je vais partir, c'est que je suis déjà parti.

Dès l'instant où j'ai pu m'arracher à moi-même,
cette décision de partir, mon départ a déjà eu lieu.
Le plus dur n'est pas de partir, mais de le vouloir.
Toutes les raisons sont bonnes
pour ne pas partir :
le coeur a ses habitudes, l'âme ses tranquillités,
le corps ses fatigues, les yeux leur horizon
et le visage son cercle.

Il n'existe donc pas de départ sans séparation.
Le départ est donc toujours un acte créateur.
Il rend possible. Il ouvre un espace.
Accepter de partir, c'est accepter qu'il soit un avenir,
c'est reconnaître que tout n'a pas été dit.
C'est affirmer que notre monde
n'est pas notre prison,
et que notre temps n'est pas sans issue.

Jean Debruyne
12/07/2006

Réf : INXL6

Étoile de la mer

Étoile de la mer, Mère du Tout-Puissant,
Toujours vierge, toujours étoile sans nuage,
Porte du ciel ouverte au pécheur gémissant,
Reçois notre humble hommage.

De nous, comme de l'ange, accepte ce salut ;
Et, dans une paix sainte affermissant notre âme,
Change l'impression1 que notre sang reçut
De la première femme.

Des captifs du péché romps les tristes liens,
Aux esprits aveuglés rends de vives lumières,
Chasse loin tous les maux, obtiens-nous tous les biens,
Vierge, par tes prières.

Montre de pleins effets du pouvoir maternel,
Fais qu'à remplir nos voeux cet Homme-Dieu s'applique,
Qui pour rendre la vie à l'homme criminel
Naquit ton fils unique.

Ô Vierge sans pareille en clémence, en bonté,
Fais-lui de tous nos coeurs d'agréables victimes ;
Verses-y ta douceur, joins-y ta chasteté,
Et lave tous nos crimes.

Épure notre vie, enflamme notre esprit ;
Du ciel par ton suffrage assure-nous la voie,
Et fais-nous y goûter près de ton Jésus-Christ
Une éternelle joie.

Gloire, louange, honneur et puissance au Très-Haut,
Gloire, honneur et louange à sa parfaite image,
Gloire à l'Esprit divin ainsi qu'eux sans défaut,
À tous trois même hommage.

Pierre CORNEILLE.
Extrait de L'Office de la Sainte Vierge.

Recueilli dans Notre-Dame des Poètes,
Anthologie réunie et présentée par Joseph BARBIER,
Robert Morel Éditeur.

1. La tache du péché originel.

Aux fondements de la religion chrétienne

Marie correspond à l'hébreu Miryam (nom entre autres de la soeur de Moïse), sans doute fort répandu au temps du Christ, puisque les Évangiles mentionnent d'autres Marie, par exemple Marie de Magdala (ou Marie-Madeleine) et Marie de Béthanie. De nombreuses interprétations ont été données au nom, mais à ce jour aucune ne s'est imposée, La racine égyptienne m.r.y (= aimer) semble pourtant avoir la préférence.

En revanche, il convient de tenir pour une parétymologie purement poétique l'hypothèse de l'hébreu mar yam (« goutte de mer »), latinisé en stilla maris, lui-même devenu Stella maris (« Étoile de la mer »).

On rencontre souvent l'étymologie hébraïque de la racine « marah » qui veut dire « aigrir ».

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Notre Dame de Bon Secours

O JESUS L'AIMABLE VIERGE ENNEMIE DES MONSTRES DONNE À L'INDIGENT SA MAIN DROITE SECOURABLE ET AVEC TOI IL PARCOURRA LES MERS HOULEUSES

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150 ème anniversaire de ND de la Garde - Marseille

Voir le texte de l'homélie en cliquant ICI.

Étoile de la mer

Et Marie de mes beaux navires,
Marie étoile de la mer,
Me voici triste et bien amer
D'avoir si mal tenté vous dire ;

Car Vous êtes beaucoup plus belle
- Et le savent les matelots -
Que ce pauvre chant mal à flot,
Car Vous êtes beaucoup plus belle.

Mais je n'en puis, ce sont les miens
Qui m'ont parlé trop de navires,
Et ce n'est qu'eux que je sais dire
Pour les avoir connus, combien !

Et, Marie, soyez bénévole
A ces syntaxes mal au clair,
Où Vous sauront mes gens de mer
Experte aux simples paroles,

Car je ne suis point l'infidèle
Pour vous avoir mal et peu dite,
Marie, qui savez que tacites
Sont ceux des voiles et des ailes.

Max ELSKAMP, La Louange de la vie.

Alma Redemptoris Mater

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Le plus grand des mystères selon saint Odilon

C'est aussi avec raison que la Mère de Dieu, la Vierge Marie, est appelée "étoile de la mer". En effet, les navigateurs en péril sur la mer agitée désirant parvenir à un port tranquille, se servent des étoiles que Dieu a créées. De même, si quelqu'un en ce siècle craint de faire naufrage dans les tempêtes qui menacent son corps et son âme, il doit diriger le regard de son âme vers cette étoile, car il ne doute pas d'être libéré de tout danger par ses mérites et sa grâce.

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Avec Marie et les bergers demandons la pauvreté du coeur et l'esprit d'adoration

Un vaisseau nous arrive
Toutes voiles dehors
Pour matelots, des anges
Au mât, des vergues d'or.

Ce vaisseau nous apporte
Un éternel bonheur
Dieu le Père nous donne
Jésus notre Sauveur.

Le vaisseau de sa proue
Nous entrouvre le ciel
Dessus le grand mât brille
L'étoile de Noël.

Adorez sur la paille
Cet enfant notre espoir
Son visage rayonne
Ainsi qu'un clair miroir.

Bénissons et la Mère
Et le Dieu tout-puissant
C'est Jésus notre frère
Que ce petit enfant.

Notre-Dame Marie
Laissez-moi m'approcher
De l'Enfant qui repose
Et sur lui me pencher.

Jean Tauler